SRP et sécurité informatique dans les objets connectés : un avenir possible ?

La sécurité des objets connectés est devenue un enjeu critique dans notre monde numérique et le SRP a son mot à dire. Avec la multiplication des appareils IoT dans les foyers et les entreprises, protéger les échanges de données n’est plus une option. C’est désormais une nécessité. Le protocole SRP (Secure Remote Password) pourrait bien être une solution prometteuse.

Comment ce protocole, déjà reconnu pour son efficacité dans l’authentification sécurisée, peut-il renforcer la sécurité des objets connectés ? Explorons ensemble cet avenir possible.


Comprendre le SRP et son rôle dans la sécurité informatique

Le protocole SRP repose sur un principe simple. Il permet une authentification sécurisée entre un client et un serveur sans jamais échanger le mot de passe en clair. Il s’appuie sur des calculs cryptographiques basés sur un secret partagé dérivé du mot de passe. Cela le rend ainsi particulièrement résistant aux attaques par interception ou par force brute.

Inventé dans les années 1990 par Tom Wu, le Secure Remote Password protocol est aujourd’hui utilisé dans plusieurs systèmes exigeant un haut niveau de sécurité. Il se distingue des autres protocoles comme TLS ou OAuth par son approche « zero-knowledge ». L’utilisateur prouve sa connaissance du mot de passe sans jamais le divulguer.

Selon une publication de référence de Stanford University – où le SRP a été initialement développé – ce protocole offre une résistance native contre les attaques de type « man-in-the-middle » et les compromissions de serveurs.

SRP et objets connectés : une combinaison prometteuse

L’expression du SRP avec les objets connectés évoque un futur. Dans ce dernier, chaque capteur, montre ou véhicule intelligent utiliserait ce protocole pour s’authentifier de manière sûre. Aujourd’hui, la majorité des objets connectés utilisent encore des mécanismes d’authentification faibles. Ils sont ainsi souvent basés sur des identifiants par défaut ou des échanges non chiffrés.

Avec le SRP, chaque appareil pourrait prouver son identité sans transmettre de mot de passe ni dépendre d’une infrastructure centralisée complexe. Ce modèle serait particulièrement utile. Il serait notamment dans les environnements distribués comme les réseaux industriels ou domestiques. En effet, des milliers d’objets communiquent en permanence.

L’intégration du SRP dans les IoT apporterait plusieurs avantages :

  • 🔒 Sécurité renforcée. Aucune donnée sensible ne circule en clair.
  • ⚙️ Compatibilité : le protocole est léger et adaptable à des systèmes embarqués.
  • 🌐 Scalabilité : il peut s’intégrer dans des architectures de grande taille sans dépendre d’un tiers de confiance.

Les défis à relever avant une adoption massive

Malgré ses atouts, le SRP dans les objets connectés fait face à plusieurs défis techniques. Les ressources limitées de nombreux appareils IoT – mémoire, puissance de calcul, bande passante – peuvent compliquer l’implémentation du protocole.

De plus, le manque de normalisation dans l’écosystème IoT freine la mise en œuvre de solutions de sécurité universelles. Pour qu’un protocole comme SRP s’impose, il faudra des efforts conjoints entre fabricants, éditeurs de logiciels et organismes de normalisation.

Cependant, les initiatives en matière de cybersécurité des IoT se multiplient, notamment sous l’impulsion de l’Union européenne avec la Cyber Resilience Act, qui impose de nouvelles obligations de sécurité aux fabricants d’objets connectés.

Vers un futur plus sûr pour l’Internet des objets

Le SRP appliqué aux objets connectés représente une voie crédible vers une authentification plus robuste et respectueuse de la vie privée. En réduisant la dépendance aux serveurs centraux et en éliminant le stockage des mots de passe, il pourrait contribuer à bâtir un écosystème IoT plus résilient.

Dans un monde où les données valent parfois de l’or, sécuriser les échanges entre nos appareils devient une priorité absolue.

L’avenir du SRP dans les objets connectés dépendra de la capacité des acteurs du numérique à collaborer, innover et standardiser les pratiques. Si cette convergence se produit, nous pourrions bien assister à la naissance d’une nouvelle ère de confiance dans l’Internet des objets.

Le SRP avec des objets connectés n’est pas une utopie. C’est une direction réaliste pour un futur numérique plus sûr. Les technologies évoluent, les menaces aussi — mais avec des protocoles comme le SRP, l’équilibre entre sécurité et performance devient enfin possible.


Pourquoi choisir SRP plutôt que OAuth ou OpenID pour sécuriser vos connexions ?

SRP ou OAuth sont des termes qui reviennent de plus en plus souvent chez les professionnels de la cybersécurité. Face aux vulnérabilités des systèmes classiques d’authentification, le protocole SRP (Secure Remote Password) apparaît comme une alternative robuste et respectueuse de la vie privée. Alors, pourquoi préférer SRP à OAuth ou OpenID pour sécuriser vos connexions ? Voici les éléments de réponse.


Le mot de passe sans exposition : la force du SRP

OAuth et OpenID sont aujourd’hui les standards les plus utilisés pour gérer les connexions en ligne. Ils facilitent l’authentification en s’appuyant sur des fournisseurs tiers (Google, Facebook, etc.). Mais ce confort cache des limites.

Le protocole SRP, lui, change la donne. Contrairement à OAuth ou OpenID, SRP permet une authentification sans jamais transmettre ni stocker le mot de passe en clair. Il utilise une méthode cryptographique qui empêche les attaques par interception ou vol de base de données. En d’autres termes : même si votre serveur est compromis, les mots de passe restent inexploitables.


SRP vs OAuth : une combinaison prometteuse

En combinant SRP et OAuth, les développeurs peuvent tirer le meilleur des deux mondes :

  • La sécurité zéro-connaissance du SRP
  • L’interopérabilité et la facilité d’intégration d’OAuth

Dans ce modèle hybride, SRP assure une authentification forte côté client, avant d’utiliser OAuth pour la gestion des tokens d’accès. Ce schéma renforce considérablement la sécurité des sessions utilisateurs.


Moins de dépendance aux tiers

OAuth et OpenID reposent sur des fournisseurs tiers. Cela signifie que votre service dépend du bon fonctionnement (et des politiques) de Google, Microsoft ou d’autres entités. Une indisponibilité ou un changement dans leurs conditions d’utilisation peut fragiliser votre architecture.

Avec SRP, vous gardez la main sur l’authentification, tout en limitant les risques liés aux fuites de données. C’est un vrai gain d’indépendance et de confiance pour les utilisateurs.


SRP, un protocole éprouvé

Le protocole SRP ne date pas d’hier. Il a été introduit dans les années 1990 par Tom Wu, chercheur en sécurité. Depuis, il a fait ses preuves dans plusieurs environnements critiques.

La documentation officielle de Mozilla recommande même son usage dans certains contextes sensibles.

En intégrant SRP dans vos projets, vous misez sur un standard cryptographique transparent, robuste et sans compromis sur la confidentialité.


Pour les entreprises soucieuses de souveraineté

Les questions de souveraineté numérique sont au cœur des préoccupations actuelles. Beaucoup de solutions OAuth/OpenID s’appuient sur des services américains. Pour les structures européennes, cela peut poser des problèmes de conformité, notamment vis-à-vis du RGPD.

Adopter une solution basée sur SRP, hébergée localement, permet de renforcer le contrôle des données d’authentification. Une entreprise française peut ainsi déployer des systèmes de connexion sécurisés, sans dépendre d’acteurs étrangers.


SRP ou OAuth : un avenir à suivre de près

Le développement de SRP et d’OAuth marque une évolution majeure dans le monde de l’authentification. Cette approche mixte réduit les risques, tout en offrant une expérience utilisateur fluide. De plus en plus de développeurs et d’architectes systèmes s’y intéressent pour ses avantages en matière de sécurité, de conformité et de contrôle.


En résumé

  • SRP ne transmet jamais le mot de passe, même chiffré.
  • Il limite la surface d’attaque en cas de vol de base de données.
  • Combiné à OAuth, il devient une solution sécurisée et compatible.
  • Il renforce l’indépendance face aux fournisseurs tiers.
  • Il répond aux exigences de confidentialité imposées par le RGPD.

Alors, pour sécuriser vos connexions sans compromis, il est temps de regarder au-delà d’OAuth ou OpenID. SRP ou OAuth pourrait bien être la réponse que vous attendiez.

Comment les hackers contournent les mots de passe aujourd’hui (et comment s’en protéger)

Les hackers à la recherche de mot de passe développent des méthodes de plus en plus sophistiquées pour accéder à vos comptes. Leur objectif ? Pirater vos données personnelles, bancaires et professionnelles. Et ça marche, car beaucoup de mots de passe restent faciles à deviner, mal stockés ou réutilisés partout.

🔍 Chapeau : ce que les hackers savent déjà sur vous

Vous pensez être protégé par votre mot de passe ? Ce n’est sans doute pas le cas. En 2024, 65 % des internautes utilisent encore le même mot de passe sur plusieurs sites. Les hackers le savent. Et ils n’ont pas besoin d’être des génies pour contourner vos protections. En quelques minutes, un logiciel bien programmé peut tester des milliers de combinaisons ou exploiter des bases de données déjà piratées.

Le pire ? Vous ne vous en rendez même pas compte.

Les techniques préférées des hackers pour casser les mots de passe

Les hackers mot de passe utilisent aujourd’hui plusieurs techniques, souvent automatiques. Voici les plus courantes :

1. Le credential stuffing

Les hackers récupèrent des identifiants issus de fuites massives (comme celle de LinkedIn, Facebook ou Adobe). Ensuite, ils testent automatiquement ces combinaisons sur d’autres sites. Cette méthode fonctionne particulièrement bien si vous utilisez le même mot de passe partout.

👉 Exemple : si vos identifiants Facebook ont fuité, un hacker peut tenter de les utiliser pour accéder à votre boîte mail, votre banque ou votre espace pro.

2. Le phishing

Le phishing reste une arme redoutable. Un hacker vous envoie un mail ou un SMS qui semble venir d’un service connu (banque, impôts, etc.). En cliquant, vous atterrissez sur un faux site. Vous y entrez vos identifiants… qu’il récupère en direct.

🔐 Conseil : vérifiez toujours l’adresse web avant de vous connecter.

3. Les attaques par force brute

Ici, le hacker utilise un logiciel pour tester des millions de combinaisons. Il commence souvent par les mots de passe les plus courants : 123456, password, admin, etc. Cette méthode prend du temps… mais reste efficace si votre mot de passe est faible.

4. L’ingénierie sociale

Le hacker vous observe, consulte vos réseaux sociaux, interagit parfois avec vous. Il tente de deviner votre mot de passe à partir d’informations publiques : date de naissance, prénom de vos enfants, nom de votre animal…

Hackers mot de passe : comment vous protéger efficacement

Activez la double authentification (2FA)

Même si un hacker obtient votre mot de passe, il devra franchir une deuxième barrière. La plupart des services proposent aujourd’hui la 2FA via SMS, e-mail ou application mobile.

Utilisez un gestionnaire de mots de passe

Des outils comme Bitwarden, 1Password ou Dashlane génèrent des mots de passe complexes et uniques pour chaque site. Ils les stockent de façon sécurisée.

Ne réutilisez jamais un mot de passe

Chaque compte doit avoir un mot de passe différent. C’est la règle d’or.

Changez vos mots de passe en cas de fuite

Surveillez les fuites de données avec des services comme https://haveibeenpwned.com. Si votre adresse e-mail y apparaît, changez immédiatement les mots de passe concernés.

Formez-vous aux bons réflexes

Sensibilisez vos équipes ou votre famille. Les hackers exploitent souvent les erreurs humaines. Une bonne hygiène numérique fait la différence.

Une source fiable pour mieux comprendre les cyberattaques

Le National Institute of Standards and Technology (NIST) publie régulièrement des recommandations sur la sécurité des mots de passe et l’authentification. Retrouvez leurs conseils ici :
👉 https://pages.nist.gov/800-63-3/

Protégez vos données… et votre argent

Au-delà de la sécurité de vos comptes, vos données personnelles permettent aussi de détourner votre argent. Un pirate qui accède à votre espace bancaire ou à votre portefeuille crypto peut vider vos économies en quelques minutes. Ne prenez aucun risque.


Les hackers à la recherche de mot de passe ne cessent d’innover. Mais vous pouvez les devancer en appliquant quelques règles simples. Ne sous-estimez jamais le risque. Une faille suffit pour perdre le contrôle de vos comptes.

🔐 Mieux vaut prévenir… que se faire pirater.

Mot de passe fort : 5 méthodes simples pour le créer et s’en souvenir

Mot de passe fort : voilà une expression que tout le monde entend… mais peu de gens appliquent vraiment. Pourtant, un mot de passe robuste est la première ligne de défense contre le piratage et les fuites de données personnelles. La bonne nouvelle ? Il est possible d’en créer un facilement… et de ne pas l’oublier.

🔐 Pourquoi un mot de passe fort est essentiel

Chaque jour, des milliers de comptes sont compromis à cause de mots de passe faibles. Les hackers n’ont même pas besoin d’être ingénieux : ils testent les combinaisons les plus courantes avec des logiciels automatisés. Résultat : si votre mot de passe est “123456” ou “azerty”, votre compte est probablement en danger.

Selon le National Institute of Standards and Technology (NIST), un mot de passe sécurisé doit contenir au moins 12 caractères, mélanger lettres, chiffres et symboles et éviter les mots courants source : https://www.nist.gov.

✅ 5 méthodes simples pour créer un mot de passe fort… et s’en souvenir

1. Utilisez une phrase secrète personnalisée

Choisissez une phrase que vous seul connaissez, et transformez-la. Par exemple :
“J’ai mangé 3 pizzas 🍕 en 1999 !” devient : Jm3p🍕e1999!
C’est unique, long et facile à retenir.

2. Associez des mots sans lien logique

Combinez quatre mots choisis au hasard, comme “verre-lune-sapin-bateau”. Ensuite, ajoutez des majuscules, des chiffres et des symboles. Exemple : Verre_Lune8Sapin!Bateau.
Plus c’est absurde, mieux c’est.

3. Modifiez un mot de passe de base

Vous avez un mot de passe de base ? Ajoutez-lui un suffixe selon le service utilisé. Exemple :
Base = Tigre9@ → Gmail : Tigre9@Gm, Facebook : Tigre9@Fb.
Attention : cette méthode est à éviter si la base est trop simple.

4. Utilisez un gestionnaire de mots de passe

Ne vous fiez pas à votre mémoire. Les gestionnaires comme Bitwarden ou 1Password génèrent et mémorisent des mots de passe forts pour vous. Il vous suffit de retenir un seul mot de passe maître.
Bonus : ils proposent souvent un audit de sécurité intégré.

5. N’écrivez pas vos mots de passe… sauf si

Évitez de noter vos mots de passe sur un Post-it collé à votre écran. Si vous devez vraiment les noter, utilisez un carnet physique rangé dans un endroit sécurisé. Ou bien, encodez-les partiellement pour qu’ils ne soient pas compréhensibles par un tiers.

🔎 Comment reconnaître un mot de passe fort ?

Voici les critères d’un mot de passe solide :

  • Il fait plus de 12 caractères
  • Il contient des majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux
  • Il ne contient aucun mot du dictionnaire
  • Il est unique pour chaque site
  • Il ne repose pas sur des infos personnelles (nom, date de naissance…)

Astuce : testez la robustesse de vos mots de passe sur le site https://howsecureismypassword.net/

🧠 Et pour s’en souvenir ?

Un mot de passe solide est inutile si vous l’oubliez tous les deux jours. Pour éviter ça :

  • Répétez-le plusieurs fois le jour de sa création
  • Associez-le à une image mentale
  • Utilisez une routine : vous connectez-vous tous les matins au même site ? Ce rappel régulier aide à mémoriser

Bonus : attention à vos comptes sensibles

Certains accès sont plus critiques que d’autres : messagerie, compte bancaire, ou plateformes financières comme la Bourse. Protégez-les avec un mot de passe unique et très robuste. Activez l’authentification à deux facteurs quand c’est possible.

En résumé

Créer un mot de passe fort ne demande ni compétences techniques, ni mémoire d’éléphant. Il suffit de suivre ces cinq méthodes simples. Mieux encore : elles vous aident à dormir tranquille. Vos données sont protégées, vos comptes sont sécurisés… et vous êtes un peu plus serein dans ce monde numérique.

Qu’est-ce que le protocole SRP ? Explication simple pour les développeurs

Le protocole SRP (Secure Remote Password) est une méthode d’authentification sécurisée qui permet à deux parties de prouver leur identité mutuelle sans jamais échanger de mot de passe en clair.

Comprendre le protocole SRP : un enjeu clé pour la sécurité

Dans un monde numérique où les violations de données explosent, protéger les informations d’identification est plus que jamais prioritaire. Les développeurs doivent concevoir des systèmes robustes pour préserver la confidentialité des utilisateurs.

Le protocole SRP s’impose comme une solution moderne et fiable. Il repose sur des fondements cryptographiques solides tout en restant simple à intégrer dans une application web ou mobile.

Contrairement aux méthodes traditionnelles où le mot de passe transite sur le réseau (même chiffré), le protocole SRP ne transmet jamais le mot de passe, ni son dérivé. Résultat : même si un attaquant intercepte les communications, il ne pourra pas usurper l’identité d’un utilisateur.

Comment fonctionne le protocole SRP ?

Le SRP est un protocole d’authentification basé sur une technique de vérification mutuelle entre client et serveur. Voici comment cela se passe, en simplifiant :

  1. Lors de l’inscription, le mot de passe est transformé en un vérificateur mathématique, qui est stocké sur le serveur.
  2. Lors de la connexion, le client et le serveur échangent des valeurs cryptographiques calculées à partir du mot de passe.
  3. Chacun de leur côté, ils arrivent à une clé de session identique, sans que le mot de passe soit échangé.
  4. Cette clé permet ensuite de chiffrer les échanges ou de prouver mutuellement leur identité.

Le tout repose sur des opérations mathématiques issues de la cryptographie modulaire, avec une sécurité fondée sur le problème du logarithme discret.

Pourquoi utiliser le protocole SRP ?

Voici les principaux avantages du protocole SRP pour les développeurs :

  • 🔐 Aucune transmission du mot de passe : même le serveur ne connaît pas le mot de passe original.
  • 🧱 Résistance au phishing et aux attaques par dictionnaire : les attaquants ne peuvent pas deviner le mot de passe à partir des données échangées.
  • 💡 Authentification mutuelle : le serveur prouve aussi son identité au client.
  • 📦 Compatible avec les protocoles existants : SRP peut être intégré dans TLS (Transport Layer Security) ou dans des API personnalisées.

De nombreux projets open source, comme OpenSSL, intègrent déjà le support du protocole SRP.

Protocole SRP : une solution simple à implémenter

Bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin d’être expert en cryptographie pour utiliser SRP. Plusieurs bibliothèques sont disponibles en JavaScript, Python, Go ou encore Java. Voici quelques exemples :

  • Python : srptools
  • Node.js : secure-remote-password
  • Go : github.com/rainycape/srp

Intégrer SRP dans une API ou une interface utilisateur demande un peu de préparation, mais améliore grandement la sécurité sans complexifier l’expérience utilisateur.

En lien avec la sécurité : les garanties

Au-delà du protocole SRP, il est important pour les développeurs et les entreprises de s’assurer que leurs systèmes offrent les garanties nécessaires en cas de faille ou d’exploitation. La sécurité ne repose pas uniquement sur un protocole, mais sur une architecture globale cohérente et auditée.

Conclusion

Le protocole SRP est une réponse élégante et sécurisée aux problématiques d’authentification. Il protège les utilisateurs sans compromettre leur expérience. Pour tout développeur soucieux de sécurité, SRP représente une base solide à explorer et à intégrer dans ses projets.

Prenez le temps de l’étudier, de le tester et de le documenter. À l’ère des cybermenaces constantes, chaque ligne de code sécurisée fait la différence.

Quelle est l’origine du mot de passe ? Une histoire de sécurité depuis l’Antiquité

L’origine du mot de passe remonte à des temps bien plus anciens qu’Internet ou l’informatique. Depuis l’Antiquité, l’homme utilise des moyens pour sécuriser l’accès à des lieux, des informations ou des systèmes. Aujourd’hui, les mots de passe sont au cœur de la cybersécurité, mais leur histoire révèle une constante : le besoin humain de vérifier l’identité de l’autre.

Le mot de passe dans l’Antiquité : une question de vie ou de mort

Bien avant les ordinateurs, les mots de passe servaient à différencier l’ami de l’ennemi. Dans la Rome antique, les sentinelles utilisaient un « signum » (signe) ou une « tessera » (jeton) pour communiquer un mot de passe à leurs troupes. Ce mot devait être répété à l’identique pour accéder à un poste ou pour passer une garde. Une erreur pouvait coûter la vie.

Des historiens comme Polybe décrivent déjà ce mécanisme dans leurs écrits. Le mot de passe militaire était alors un outil de confiance et de contrôle. Il garantissait l’ordre et empêchait l’infiltration ennemie.

Du secret verbal à la sécurité numérique

Au fil des siècles, l’usage du mot de passe s’est transformé. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Alliés utilisaient des questions-réponses codées. Par exemple, un soldat pouvait dire « flamme » et attendre « feu » en retour. Ce système réduisait les risques d’erreur humaine et d’espionnage.

L’arrivée des systèmes informatiques dans les années 1960 a marqué un tournant. Le tout premier mot de passe informatique documenté est apparu dans le Compatible Time-Sharing System (CTSS) au MIT en 1961. Les utilisateurs devaient saisir un mot de passe pour accéder à leurs fichiers. Ce système rudimentaire est considéré comme le point de départ de la gestion numérique des mots de passe.

Une source de référence à ce sujet est l’article du MIT sur l’histoire de CTSS.

Le mot de passe aujourd’hui : une arme à double tranchant

De nos jours, les mots de passe protègent nos comptes bancaires, nos boîtes mail et nos réseaux sociaux. Cependant, leur efficacité dépend de leur complexité et de leur unicité. Trop de gens utilisent encore des mots simples, voire les mêmes pour plusieurs services.

Cela facilite le piratage, surtout via les techniques de « credential stuffing » ou le phishing. Des attaques massives montrent régulièrement les faiblesses d’un système basé uniquement sur des mots de passe.

C’est pourquoi les experts recommandent aujourd’hui l’utilisation de gestionnaires de mots de passe, de l’authentification à deux facteurs (2FA) et, de plus en plus, de la biométrie.

Une évolution logique mais incomplète

L’origine du mot de passe nous rappelle que ce mécanisme, aussi ancien soit-il, repose toujours sur un principe fragile : la mémoire humaine. L’histoire du mot de passe montre que la sécurité repose non seulement sur la technologie, mais surtout sur les comportements.

Aujourd’hui, le débat s’oriente vers des alternatives plus robustes, comme les passkeys (clés d’accès), le cryptage biométrique ou encore l’authentification décentralisée.

Selon un article du National Institute of Standards and Technology (NIST), les mots de passe simples sont désormais obsolètes et doivent être renforcés par des méthodes modernes :
👉 https://pages.nist.gov/800-63-3/sp800-63b.html


Conclusion
L’origine du mot de passe révèle une constante dans l’histoire de l’humanité : la nécessité de filtrer l’accès, d’authentifier, de protéger. De la Rome antique aux systèmes numériques modernes, les mots de passe ont évolué mais n’ont jamais disparu. Leur histoire n’est pas qu’un détail technique, c’est un pilier de notre sécurité quotidienne.

Les 10 pires erreurs à éviter quand on crée un mot de passe

Il y a des erreurs à éviter lors du choix d’un mot de passe. Créer un mot de passe sécurisé est essentiel. Pourtant, beaucoup de gens commettent des erreurs simples. Ces fautes mettent leurs données en danger. Voici les 10 pires erreurs à éviter pour mieux protéger vos comptes.

1. Utiliser un mot de passe trop simple

Évitez les mots de passe comme « 123456 » ou « password ». Ces mots de passe sont les premiers testés par les pirates.

2. Réutiliser le même mot de passe

Beaucoup utilisent un seul mot de passe pour plusieurs comptes. C’est risqué. Si un compte est piraté, tous les autres le sont aussi.

3. Ne pas activer la double authentification

La double authentification (2FA) ajoute une couche de sécurité. Ne pas l’utiliser est une erreur fréquente. Activez-la dès que possible.

4. Inclure des informations personnelles

Votre date de naissance ou le prénom de votre chien ne sont pas des bons mots de passe. Ces données sont faciles à deviner.

5. Ne pas changer régulièrement son mot de passe

Un mot de passe ne dure pas toute une vie. Changez-le tous les 6 à 12 mois. Cela limite les risques de piratage.

6. Stocker ses mots de passe dans un fichier non sécurisé

Un fichier texte sur votre bureau ? Mauvaise idée. Utilisez plutôt un gestionnaire de mots de passe sécurisé.

7. Ignorer les mises à jour de sécurité

Un mot de passe fort ne suffit pas si le logiciel est vulnérable. Mettez toujours vos systèmes à jour.

8. Utiliser des mots complets du dictionnaire

Les mots seuls sont faciles à casser avec des attaques par dictionnaire. Mélangez lettres, chiffres et symboles.

9. Se fier uniquement à sa mémoire

Il est humain d’oublier. Notez vos mots de passe dans un gestionnaire plutôt que de risquer d’utiliser des mots faciles à retenir.

10. Négliger la sécurité de son nom de domaine

Si vous gérez un site web, sécurisez aussi votre nom de domaine. Choisissez un prestataire fiable comme Nom de Domaine Alsace. C’est une étape clé pour éviter les piratages.

En résumé

La sécurité en ligne commence par un bon mot de passe. Suivez ces conseils sécurité mot de passe pour éviter les erreurs mot de passe courantes. Vous réduirez considérablement vos risques.

Pour aller plus loin, consultez les bonnes pratiques de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) :
👉 https://www.ssi.gouv.fr/entreprise/bonnes-pratiques/mots-de-passe/

Comment SRP protège vos mots de passe sans jamais les transmettre ?

Sur Internet, la sécurité des mots de passe reste un enjeu majeur et SRP apporte une solution à cette problématique.

Chaque jour, des comptes sont piratés à cause d’une mauvaise gestion des identifiants. Heureusement, un protocole appelé SRP (Secure Remote Password) offre une solution simple et efficace. Il protège vos données sans jamais transmettre votre mot de passe. Découvrons comment.

SRP protocole simple et sécurisé pour vos mots de passe

Le protocole SRP est une méthode d’authentification cryptographique. Contrairement aux systèmes classiques, il ne demande jamais l’envoi du mot de passe au serveur. Même lors de la première connexion, le mot de passe n’est pas transmis. Cela élimine donc les risques d’interception.

SRP utilise ainsi des opérations mathématiques complexes pour vérifier l’identité de l’utilisateur. Grâce à un échange de clés sécurisé, le serveur et le client prouvent qu’ils connaissent le même secret (le mot de passe), sans jamais le dévoiler. C’est ce qu’on appelle une authentification zéro connaissance.

En pratique, SRP est bien plus simple à intégrer que d’autres solutions de sécurité. C’est pourquoi il intéresse de plus en plus de développeurs et d’entreprises soucieuses de protéger les données de leurs utilisateurs, que ce soit un e-mail, un compte bancaire ou une session d’administration.

Pourquoi SRP est mieux que le stockage traditionnel ?

Dans un système classique, le mot de passe est stocké sous forme hachée. Mais en cas de piratage, ces hachages peuvent être craqués. Avec SRP, même si un pirate accède à la base de données, il ne pourra pas se connecter. Il lui manque une partie de l’équation mathématique nécessaire pour prouver son identité.

De plus, SRP peut résister aux attaques par intelligence open source, car sa robustesse repose sur des principes cryptographiques éprouvés et audités par la communauté. Il est notamment documenté dans le RFC 5054 (https://datatracker.ietf.org/doc/html/rfc5054), une source fiable et reconnue.

Un choix intelligent pour les développeurs

SRP s’intègre facilement dans un site, un service ou une application. Pour un blog, une messagerie ou une interface d’administration, SRP apporte une couche de sécurité sans complexité excessive. Il convient parfaitement aux projets modernes qui cherchent à combiner expérience utilisateur fluide et sécurité maximale.

Enfin, SRP évite aussi les pièges des fausses connexions ou des vols de mot de passe via e-mail frauduleux. Même si un utilisateur clique sur un lien malveillant, le mot de passe n’est jamais transmis, donc il ne peut pas être volé.


Le protocole SRP est une solution de sécurité moderne, fiable et efficace. Il protège vos mots de passe sans jamais les transmettre. En l’adoptant, vous renforcez la confiance de vos utilisateurs et sécurisez vos services dès la base.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter la documentation officielle du protocole sur le site de l’IETF : RFC 5054 – The Secure Remote Password Protocol.

Quelles sont les règles pour créer un mot de passe solide ?

La sécurité des données personnelles d’un individu n’est pas toujours évidente quand celui-ci possède un mot de passe faible. Il devient donc important d’avoir des mots de passe bien solides, suffisamment complexes afin de protéger efficacement ses données.

La taille : elle doit être longue et comporter au minimum 12 caractères. Cela augmente plus la sécurité de votre mot de passe.
Les caractères : un mot de passe bien solide se doit de contenir au moins un chiffre, un caractère spécial et une lettre majuscule.

Par exemple, il est important d’avoir un mot de passe solide pour votre extranet de gestion de vos noms de domaine.

Quelles sont les règles pour créer un mot de passe solide ?

La cryptographie, à quoi cela sert ?

La cryptographie est une branche de la cryptologie informatique qui s’occupe de la sécurité des données sur le net. Le rôle de la cryptographie est de permettre la protection des données personnelles d’un individu et de le rendre incompréhensible. C’est le chiffrement.
Ce dernier se fait généralement par la clé de chiffrement. Le déchiffrement quant à lui se fait grâce à la clé de déchiffrement. Il existe les clés symétriques et les clés asymétriques. Les clés symétriques sont utilisées pour le chiffrement à clé secrète ou chiffrement symétrique. À l’inverse, les clés asymétriques sont employées pour les chiffrements à la clé publique.

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